The Crisis, Politics and IT
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Political software doesn’t change. Politicians struggle against the crisis by waving a magic wand to create new economic regulations. But before making new laws, the lack of effectiveness of existing ones should be studied (Sarbanes-Oxley, Basles, etc.).
The current crisis is happening because those regulations are not being applied sufficiently. Politicians point an accusing finger at rating agencies. These agencies weren’t able to alert the market at the right time to prevent the crisis from happening. But it must be admitted, available information for auditing companies are not accurate enough. The poor quality of financial data is so frequent that companies’ activity reports contain a lot of errors and don’t allow an accurate audit and evaluation of their risks. Politicians, by adding new regulations, don’t tackle the core issue, that is to say the lack of data quality.
This loss of quality is the result of an unprecedented increase in the complexity of human organizations. Due to globalization and the use of new communication tools, innovation and change are accelerating. To remain competitive, companies must innovate and change very quickly, both of which generate an additional complexity of their organizational and business rules. When this complexity is not well-managed, the loss of data quality increases and prevents companies from controlling their business risks.
However, IT tools and methods are available to manage this complexity better. Unfortunately, the ability and know-how to use them remain underdevelopment. Upper managers don’t understand the link between their IT and the management of the complexity of their organizations. IT specialists are mobilized to maintain old IT systems that don’t meet competitiveness objectives. Existing IT systems no longer allow companies to evaluate and oversee their business risks in a reliable manner, on a day-to-day basis. This is true whatever the existing business regulations and whatever they may become tomorrow.
The gap between political observation and IT concern is wide. The IT resonance inside the political sphere is not developed enough yet. Politics should demand a regulation that forces a well-adapted IT governance to leverage data quality and traceability. Information has become an extremely rich and complex asset on which decisions are made and audits are based. If this asset is not well-managed with help from strong and unified regulations then the opacity of risk-taking will increase and we will go from crisis to crisis.
To foster sustainable growth, which will be able to keep the complexity of modern organizations under control, politicians and upper managers must take IT systems into account in a strategic way. The wealth of companies depends on their ability to manage information as a real asset. Rules of transparency, traceability and well-adapted governance of this asset are the precondition for success in deploying business regulations such as those mentioned above (Sarbanes-Oxley, Basles, etc).
To regain the quality of their information, companies must restart data modeling and deploy a Master Data Management strategy (see here: www.orchestranetworks.com).
To read more information about crisis and IT: 'IT for crisis' (PDF, 100 Ko).
November, 2008
Pierre Bonnet (pierre.bonnet@orchestranetworks.com)
IT engineer and entrepreneur, Pierre Bonnet is the founder of the Sustainable IT Architecture community that encourages the restructuring of existing IT systems to foster sustainable growth.
http://www.sustainableitarchitecture.com/home
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La crise, le politique et l’informatique
(télécharger la version PDF, 60 Ko). For international readers, see the English version above.
Le logiciel politique ne change pas. Face à la crise, il sort sa baguette magique des réglementations, dans l’urgence. Pourtant, avant d’inventer de nouvelles lois, on devrait s’interroger sur les raisons de l’insuffisance de celles existantes (Sarbanes-Oxley, régulation de Bâle…).
La crise actuelle est possible parce que ces règlementations, déjà place, ne sont pas respectées. Les agences de notation sont montrées du doigt et critiquées. Elles ont été incapables de lever les alertes au bon moment. Mais il faut bien l’admettre, les informations dont elles disposent pour auditer les entreprises sont peu fiables. La mauvaise qualité des données financières est si fréquente que les rapports d’activités des entreprises sont erronés et ne permettent pas un diagnostic sûr. Les politiques, en ajoutant de nouvelles réglementations, ne s’attaquent pas au problème de fond, celui de la non qualité des informations.
Cette perte de qualité est le résultat d’une augmentation, sans précédent dans l’histoire, de la complexité des organisations humaines. Sous l’effet de la mondialisation et de l’usage des nouveaux outils de communication, les capacités d’innovation et de changement s’accélèrent. Pour rester compétitive, l’entreprise doit innover et changer très vite, ce qui génère une complexité accrue de son mode de fonctionnement. Lorsque cette complexité est mal gérée, la perte de qualité de l’information progresse, ce qui rend caduque le contrôle des risques.
Pourtant, les outils et méthodes informatiques sont disponibles pour bien gérer cette complexité. Malheureusement, le savoir-faire pour les utiliser reste immature. Les décideurs ne comprennent pas le lien entre leurs informatiques et la maîtrise de la complexité de leurs organisations. Les informaticiens sont mobilisés pour faire vivre de vieux systèmes informatiques qui ne répondent pas aux exigences de compétitivité. L’informatique ne permet plus de connaître, de manière fiable, les risques pris par l’entreprise dans ses activités quotidiennes.
Cette liaison entre le constat politique et l’informatique ressemble à un grand écart. La résonance informatique dans la sphère politique n’est pas arrivée à ce stade, et c’est un problème stratégique. Le politique devrait exiger une législation imposant aux entreprises une gouvernance appropriée des systèmes informatiques. L’information est devenu un actif extrêmement riche et complexe sur lequel se fondent les décisions et les audits. Si cet actif n’est pas soumis à une réglementation visant à augmenter sa fiabilité et sa traçabilité, alors l’opacité des prises de risque, quelque soit le secteur d’activité, ne fera que croître et nous irons de crise en crise.
Pour soutenir une croissance durable, qui saura faire face à la complexité des organisations modernes, il faut que les élites prennent en compte l’informatique de manière stratégique. La richesse des entreprises dépend de leurs capacités à traiter l’information comme un actif. Des règles de transparence, de traçabilité, de bonne gouvernance de cet actif sont le préalable à l’efficacité des réglementations sur les risques.
Pour retrouver une meilleure qualité de leurs informations, les entreprises doivent relancer des actions de modélisation de données et déployer une stratégie de Master Data Management (voir ici : www.orchestranetworks.com).
Pour lire d'autres informations sur la crise et l'informatique : 'IT for crisis' (PDF, 100 Ko).
Novembre 2008
Pierre Bonnet (pierre.bonnet@orchestranetworks.com)
Ingénieur Informatique et entrepreneur, Pierre Bonnet est le fondateur de l’alliance ‘Sustainable IT Architecture’ pour la refondation des systèmes informatiques en vue de soutenir la croissance.
http://www.sustainableitarchitecture.com/home